

Depuis près de 32 ans, Pascal Racan s’installe presque chaque matin à “sa” table de la Mort Subite. Il y mémorise ses textes, crée ses mises en scène. “J’y ai connu tous les patrons, j’adore l’ambiance de ce vieux café bruxellois” (Ph.B. Maindiaux).
“L’Envoûtement” de Jean-Pierre Dopagne mis en scène par Pascal Racan nous entraîne dans une descente aux enfers professionnelle. Tristement d’actualité…
Patricia a tout bon : une vie familiale épanouie avec ses deux enfants et une vie professionnelle au top depuis 16 ans dans une boîte de production musicale. Elle travaille en plus pour un patron qu’elle adore. Un jour pourtant, ce patron engage Marylène. L’insidieuse descente aux enfers commence pour Patricia, boudée, rejetée, niée, démolie par le harcèlement moral de ce boss qu’elle a tant apprécié… Une histoire moderne portée au théâtre par deux femmes qui font vivre avec une vérité bouleversante ces deux employées au destin inverse…
Pourquoi avoir décidé d’aborder ce sujet à travers le théâtre ?
Le harcèlement moral, c’est indéfinissable mais les conséquences sont dramatiquement visibles. L’une des comédiennes a eu une amie confrontée à cela. Cela l’a poussée à évoquer le sujet auprès de Jean-Pierre Dopagne, qui a écrit cette pièce d’une manière originale : au fur et à mesure des répétitions, pour mieux montrer en “live” les rouages destructeurs qui broient l’esprit d’une femme harcelée, un an durant…
Comment a réagi le public de Spa où la pièce a été jouée ?
Désormais, on ose parler, et de plus en plus, de ce genre de harcèlement. La pièce dénonce cette “tactique” qui broie l’humain mais aussi montre tous les chemins insidieux que cela peut prendre. Après trois soirées à Spa, le public en sortait souvent bouleversé, beaucoup nous ont dit : “Moi aussi, j’ai pu ressentir ça, moi aussi cela m’est donc arrivé”… Tout ce malaise qui sort de la sphère professionnelle pour se glisser dans la vie personnelle et qui fait que rien ne va plus, c’est la pente fatale : les gens ont très peur de ça… Mais les spectateurs rient aussi : Jean-Pierre Dopagne a une écriture vive, moderne et il a introduit ce que j’appelle “des soupapes de sécurité” qui permettent d’évacuer la pression omniprésente.
Le harceleur n’est pas sur scène, comment peut-on ressentir son travail de sape alors ?
Il n’y a pas de profil-type du harceleur… Ici, on ne voulait pas qu’il soit personnifié par un acteur : ce sont ses paroles rapportées par les deux femmes qui le font apparaître peu à peu, dans toute son inhumanité en quelque sorte, et dont il ne s’aperçoit pas ! J’ai aussi décidé de ne pas ancrer la pièce dans des décors réalistes. On évoque sept lieux différents autour d” une table ronde articulée et des jeux de lumière… Alix Mariaule et Delphine Charlier portent cette pièce de bout en bout, c’est un travail très dur pour elles…
Et ça finit bien ?
Ah, je ne dirais pas un mot de plus ! Disons qu’il va se passer quelque chose de très inattendu, possible dans la réalité, mais très étonnant.
Jusqu’au 31/10. Théâtre Mercelis rue Mercelis, 13 – 1050 Ixelles. Info et tickets : Ticketnet.be 070/660.601 www.argan42.be
Il y a une idée zodiacale qui joue dans l'espace et dans le temps. La Terre tourne autour du Soleil ce qui veut dire qu'en un an on va balayer une information. Cela
veut pas dire que ce sont les étoiles d'un signe qui vont agir sur l'homme, c'est le Soleil qui agit, mais il se fait que la synthèse ondulatoire du soleil varie suivant l'année, car
le Soleil est lui même baigné par d'autres radiations d'étoiles proches.
Il y a une influence radiative qu'on a divisé par zones, soit : 12 zones dans l’espace.
Ce sont les signes du zodiaque. Et comme vous avez aussi la Terre qui tourne sur elle-même, on aura donc 12 imprégnations aussi sur la journée, ce sont les maisons.
Comme il se fait que la Terre tourne aussi autour de son axe comme une toupie pour faire un mouvement de précession. Il y a donc un troisième cycle qui donne des informations mais sur une très longue période et qui donne des zones (ères) d'à peu près 2000 ans. Cela veut dire que pendant 2000 ans, les êtres vont être imprégnés de la manifestation d'une idée au sens social du terme.
L'ensemble de la culture va être concernée.
LA ROUE DU TEMPS
http://site.voila.fr/futura/33verseau.html

Le 4 avril 1990 vers 22 heures près de Verviers, deux témoins, Mlle S. et son ami Monsieur P.M. ont vu dans le ciel trois feux blancs et ronds, formant un triangle aux bords indistincts dans la nuit, avec un point lumineux au centre du triangle, l'ensemble restant parfaitement immobile.
Sortie comme chaque soir pour emmener son chien faire un besoin naturel, Mlle S. (18 ans, étudiante) a vu la première les étranges lumières, à environ 150 m d'altitude. Surprise, elle court chercher son fiancé resté à la maison.
M. P. (20 ans à l'époque, tourneur-ajusteur dans une entreprise locale) prend alors son appareil photo de qualité (Reflex Praktica BX20, zoom de 55/200 mm) chargé d'un rouleau de diapositives de grain fin et de haute sensibilité (Kodak Ektachrome, 200 ASA), le cale contre un mur, et a pris soigneusement deux clichés, dont un seul s'est révélé réussi, malgré le soin apporté (pause B de 1 seconde, appui sur l'arête d'un mur). La chose n'était pas vraiment silencieuse, émettant un léger et inhabituel sifflement. Sitôt photographié l'ovni est parti, assez lentement, "pointe" en avant. La scène n'a duré que cinq minutes.
Sur les deux diapos une seule, la première, montre quelque chose. Et encore, l'image ne ressemble pas vraiment à ce que le photographe a vu de ses yeux. Par exemple, là où il a vu des lumières blanches de forme ronde, l'image montre des arcs de cercle, des tâches en forme de banane. Quant à la deuxième diapo, elle est toute noire et atterrit dans la poubelle.
Ce cas fameux est décrit et analysé en profondeur dans l'article
"Analyse et implications physiques de deux photos de la vague belge"
par A. MEESSEN, Professeur à l'U.C.L., paru dans le N°100 de la revue Inforespace en 2000, et publié sur Internet en 2001.
Dans son article le Pr Meessen arrive à ce résultat essentiel : la différence entre ce qui a été enregistré sur la pellicule photographique et ce qui a été perçu visuellement s'explique très bien en admettant qu'il s'agissait de lumière ultraviolette. Il a été démontré expérimentalement que cette lumière a pu traverser l'objectif et être enregistré sur la diapositive. La présence de lumière UV devant ce qui fut décrit comme étant des phares énormes et le fait qu'il y eut une association avec les mouvements de l'ovni ouvre un nouveau champ d'investigation. Il lie la propulsion des ovnis et les faisceaux de « lumière solide » à la physique des plasmas. C'est cela qui importe, en fin de compte, en conjonction avec toute une série d'autres indices, dont le déchiffrement n'est pas immédiat, mais important.
Le 5 mai 1997, la SOBEPS a organisé une " journée d'étude consacrée à la photographie dite de Petit-Rechain ". Elle eut lieu à l'Ecole Royale Militaire, pour donner l'occasion à tous les scientifiques qui avaient étudié cette photo d'en discuter entre eux. Ont participé: Marc Acheroy, Michel Bougard, Léon Brenig, Lucien Clerebaut, Patrick Ferryn, François Louange, Monsieur P. M. qui a pris la photo, Auguste Meessen, Emil Schweicher et Isabelle Stengers.
P. Magain avait été invité par P. Ferryn et il avait accepté d'y présenter son expérience de trucage et ses conclusions, mais juste quelques jours avant le 5 mai, il s'est désisté. Dès que le Pr Meessen en a eu connaissance, il a contacté d'autres membres de l'Institut d'astrophysique de l'Université de Liège, signataires des fameux communiqués de presse, mais personne n'a voulu venir.

Les expertises
Cette photo a par ailleurs été longuement étudiée par des experts photographes et scientifiques, qui tous concluent à son étrangeté et à son caractère inexplicable :
P. Ferryn, expert en analyse photo de la SOBEPS en 1990
le Pr Marc Acheroy de l'Ecole Royale Militaire, Bruxelles, a effectué une analyse par ordinateur très poussée en 1990 (in VOB.1. p. 416-418 et VOB.2. p. 234-240)
Richard F. Haines, (Palo Alto, Californie) spécialiste américain de la psychologie de la perception en 1993
D. Soumeryn-Schmit, chef du service photographique de l'Institut Royal du Patrimoine Artistique à Bruxelles en 1993
François Louange (Fleximage, Arcueil) a effectué une analyse par ordinateur en 1993
A. Marion (CNRS, Institut d'Optique d'Orsay) a effectué une contre-analyse par ordinateur en 2002.
Cette dernière analyse fut présentée le 1er octobre 2003 au Dr François Louange au siège de Fleximage à Arcueil. En voici le contenu, tiré du VSD hors série N°6 nov 2003, page 37-39, et qui confirme les résultats des études précédentes :
La célèbre diapositive de Petit-Rechain a été analysée dans les années 1990 par plusieurs spécialistes de l'imagerie scientifique,en particulier Marc Acheroy (Ecole royale militaire, Bruxelles),François Louange (société Fleximage, Paris) et Richard F.Haines (Los Altos, Californie); le 15 octobre 2001, Patrick Ferryn, de la SOBEPS (Société belge d'étude des phénomènes spatiaux), nous confia cette diapositive afin que nous l'analysions à notre tour à l'aide des dernières techniques de traitement numérique des images utilisées à l'Institut d'optique théorique et appliquée d'Orsay. Le but de sa démarche était de comparer nos résultats avec ceux de nos prédécesseurs, de mettre éventuellement en évidence des informations supplémentaires et, si possible, de tirer des conclusions quant à l'authenticité du document et à la nature de l'objet photographié.
Observation d'ensemble de la diapositive
Dans une première étape, nous avons procédé à l'observation visuelle du film, après l'avoir extrait de son cache, puis à sa numérisation par transparence à l'aide d'un scanner à plat Agfa Duoscan T1200. Nos constatations recoupent celles de nos prédécesseurs :
- Le cadre de la photo est parfaitement net et sans dédoublement, même si on l'observe avec un contraste fortement augmenté; ceci exclut une manipulation du type double ou multiple exposition lors de la prise de vue.
- Il paraît difficile d'envisager un trucage fait à l'aide d'une maquette ou de tout autre dispositif analogue. Cela sera confirmé par les traitements numériques (voir plus loin).
- On ne peut davantage imaginer un montage vidéo ou l'utilisation d'images de synthèse : les caractéristiques propres à de telles images n'apparaissent pas sur la diapositive, même en augmentant considérablement les contrastes.
Bien qu'il ne faille rien exclure, il semble donc très probable que la photo analysée soit bien celle d'un objet matériel vu sur un fond de ciel, objet ou engin d'origine néanmoins non identifiée jusqu'à ce jour.
Numérisation du cliché
Dans une seconde étape, nous avons effectué une numérisation précise de la diapositive à l'aide d'un scanner de films 35 mm Canon offrant une résolution optique de 2 720 points/pouce, ce qui équivaut à une taille de pixel de moins de 10 micromètres. Cette dimension est bien supérieure à celle du grain du film (de l'ordre du micromètre), mais largement inférieure à celle des plus petits détails significatifs contenus dans l'image, lesquels ne sont jamais inférieurs à 20 micromètres.
En dehors des quatre taches très lumineuses, l'image est presque noire et très peu contrastée. Il était donc indispensable d'avoir, dès la numérisation, un rapport signal à bruit aussi bon que possible afin de saisir les plus faibles nuances, même dans les parties les plus sombres du cliché. Dans ce ,but, nous avons utilisé une technique consistant à faire la moyenne entre de multiples numérisations successives :
En numérisant n fois la diapositive dans les mêmes conditions, on diminue la partie du bruit d'image due à l'électronique de mesure par le facteur (1/sqrt(n)?) .
En numérisant la diapositive en position normale, puis tournée de 90°,180° et 270°, il est possible de moyenner le bruit fixe dû à la structure du CCD (non uniformité de réponse des photosites de la barrette). Pour cela, il faut évidemment recaler les images au pixel près à l'aide d'un logiciel approprié afin qu'elles se superposent parfaitement.
On peut également diminuer de façon sensible l'influence du bruit de quantification (les pixels sont codés sur 8 bits, c'est-à-dire 256 niveaux, par couleur) en faisant la moyenne des numérisations du film en mode film positif et en mode film négatif (après complémentation des valeurs à 255), car les courbes de réponse du scanner ne sont pas les mêmes dans les deux modes.
Ayant ainsi obtenu une image moyenne finale avec ses trois composantes rouge, verte et bleue, nous n'avons conservé qu'une zone carrée d'environ 2 centimètres de côté entourant l'objet, ce carré comportant 2 430 x 2 430 pixels. Enfin, compte tenu de la taille des plus petits détails visibles (environ 20 micromètres, ainsi qu'il a été dit plus haut), nous avons dimensionné cette zone sur 1 024 x 1 024 pixels en interpolant entre les pixels (fig. 1), ceci afin de ne pas manipuler de trop grandes images et ne pas augmenter inutilement les temps de calcul.
Résultats des traitements numériques
1. Une accentuation des contrastes permet de faire apparaître le contour de l'objet (fig. 2), en particulier sur la composante bleue (fig. 3). Ce contour a la forme d'un triangle isocèle ABC quasiment rectangle en A, complété du côté de sa base par un quadrilatère BCED très proche d'un rectangle. Compte tenu de l'angle de prise de vue, il est probable que les angles A, D et E soient des angles droits et que l'objet soit horizontal. Sur l'objet, très sombre, se détachent quatre taches fortement lumineuses que, pour simplifier, nous appellerons « feux ». Trois de ces feux sont proches des extrémités A, D et E de l'objet, tandis que le quatrième est situé à peu près au milieu de la hauteur AH abaissée du sommet A sur la base DE (fig. 4). En l'absence de repère, il n'est pas possible d'estimer la taille de l'engin ni sa distance.
Certaines régions du contour sont quasiment nettes alors que d'autres sont floues, indiquant un déplacement relatif de l'objet et du film. L'explication qui paraît la plus vraisemblable est que l'objet a effectué un mouvement pendant le temps d'exposition, l'appareil photo étant resté fixe, mais on ne peut exclure un léger bougé de l'appareil. Les deux positions extrêmes sont représentées sur la figure 5.
La forme du flou observé peut s'expliquer par une rotation de l'objet dans l'espace autour d'un axe passant par un point 0 situé pratiquement sur la droite BC et tel que BO = 0,25 BC (fig. 5). L'angle de la rotation est de 5° environ. Nous avons pu reconstituer cet effet de flou par simulation (fig. 6).
La même rotation permet également de retrouver le mouvement d'ensemble subi par les quatre feux, supposés circulaires sur la simulation. Toutefois, les trois feux extérieurs présentent des structures colorées complexes et des déformations que cette rotation globale n'explique pas: les images obtenues impliquent nécessairement des mouvements indépendants pour chacun de ces feux par rapport à l'engin.
2. Divers traitements colorés permettent de faire ressortir un halo lumineux autour de l'objet ainsi que des traînées lumineuses entre les feux, particulièrement entre le feu central et ceux des extrémités (fig. 7). Mais ces traitements, en vraies comme en fausses couleurs, ne permettent pas de tirer de conclusion quant à la nature du halo ni de préciser ce que sont les feux: systèmes d'éclairage et/ou de signalisation ou dispositifs de sustentation et/ou de propulsion de l'engin ?
3. La décomposition de l'image en luminance, teinte et saturation fait apparaître des informations plus riches, particulièrement sur la composante de saturation. Ces informations sont notablement améliorées par des filtrages de fréquences et des compositions colorées. Les traitements nous ont permis de mettre en évidence des directions privilégiées, surtout dans le halo qui entoure l'objet (fig. 8, 9, 10, 11). Ces directions correspondent aux orientations de petits grains lumineux qui, sur l'image, forment une sorte de mouvement tournant autour de l'engin, un peu à la manière de flocons de neige pris dans un vent tourbillonnant. On peut aussi faire l'analogie avec des grains de limaille de fer qui s'orientent selon les lignes du champ magnétique d'un aimant. S'agit-il de perturbations électro-magnétiques, d'un processus d'ionisation de l'air ? En l'absence d'autres éléments, la nature de ce phénomène est difficile à préciser, d'autant plus qu'il n'est pratiquement pas décelable sur les composantes rouge, verte et bleue de l'image. Ces nouvelles observations sont d'autant plus intéressantes qu'elles semblent susceptibles de conforter certaines théories, comme celle des ondes de plasma ioniques, thèse avancée par Auguste Meessen, professeur émérite à l'université de Louvain, et concernant le système de propulsion de l'engin (propulsion de type magnétoplasmadynamique ).
Quoi qu'il en soit, l'existence de ces «lignes de force » est un argument de poids contre la thèse d'un trucage, lequel serait particulièrement perfectionné. De plus, on ne voit pas très bien pour quelle raison un faussaire se serait donné la peine d'imaginer et de réaliser un phénomène aussi complexe, d'autant plus qu'il n'est pas perceptible sans un traitement sophistiqué du cliché.
Conclusion
Les traitements numériques que nous avons effectués à Orsay sur la diapositive de Petit-Rechain ont confirmé l'essentiel des observations déjà faites. Ils ont également apporté de nouveaux résultats surprenants au sujet du halo lumineux qui entoure l'objet, mettant en évidence un processus d'apparence tourbillonnaire. La nature du phénomène physique correspondant pourrait, selon certains auteurs, être liée au système de propulsion particulier de l'engin. Ce point mériterait d'être approfondi.
Les sceptiques
Les principaux arguments des sceptiques quant à ce cas sont de deux ordres :
La photo est "impossible" ou en contradiction avec les dires des témoins. L'objet est trop net (en mode "pause B" de 1 s il aurait du y avoir un bougé de l'opérateur) ; l'objet sur la diapo est beaucoup trop gros, notamment ses feux qui auraient du avoir dans le ciel la taille de la pleine lune, alors que les témoins les ont décrits comme de simples points lumineux.
La photo est truquée. Il est très facile de reproduire avec des moyens simples une photo similaire à celle de Petit Rechain. Par exemple celle réalisée par l'astrophysicien Belge M. Magain, ou celle faite par le sceptique Wim Van Utrecht.
Ces arguments ont notamment été exposés lors d'une émission de la RTBF le lundi 4 mars 2002, dont une version (partiale) est donnée sur cette page du sceptique Leurquin.
1. La photo impossible
L'astrophysicien Belge M. Magain a prétendu qu'il était impossible de réaliser une photo nette d'un tel objet la nuit avec le temps de pose utilisé par le témoin. C'est en réalité faux, il suffit de tenter soi même l'expérience dans les mêmes conditions pour s'en convaincre. A ce propos il convient de mentionner une anecdote révélatrice d'une certaine attitude partiale des médias. Extrait du VSD hors série N°6 de novembre 2003 :
Ce que Patrick Ferryn, responsable de l'analyse photographique à la SOBEPS, a été empêché de dire lors d'un débat à la télévision belge RTBF.
Oui, on peut prendre ce genre de photo !
Lors du « non-débat » à la RTBF, je savais que M. Magain (Institut d'astrophysique de l'université de Liège) n'allait pas hésiter à souligner une impossibilité technique: "La diapositive est suspecte du fait de l'impossibilité de réaliser un document net avec le temps de pose utilisé par le témoin.". J'en avais averti Isabelle Franchimont qui m'avait promis formellement que j'aurais précisément l'occasion de répondre à cet argument. C'est la seule raison pour laquelle j'ai finalement accepté de me rendre sur le plateau.
Comme je m'y attendais, Magain a effectivement formulé son objection, mais à l'instant précis où j'allais lui répondre, le son du micro que j'avais en main a été coupé! Puis l'animateur est passé à un autre chapitre. Je me suis alors levé, décidé à me rendre au centre du plateau pour avoir à nouveau la parole et répondre à Magain, mais des techniciens et Isabelle Franchimont m'en ont aussitôt empêché, me garantissant que si je le faisais, ce serait de toute manière coupé lors de la diffusion! Je n'ai donc pas eu la possibilité de contredire Pierre Magain.
Le procédé est peu élégant car le public ne retiendra que l'avis d'un scientifique de haut niveau. Si j'avais pu répondre comme on me l'avait assuré, cela n'aurait pris que quelques secondes: je me serais limité à dire que Pierre Magain est libre de croire qu'il est impossible de réaliser une photo nette dans de telles conditions, mais que ce n'est pas exact! Je l'ai d'ailleurs démontré en réalisant plusieurs clichés - ni plus nets, ni moins nets - d'une maquette photographiee dans des circonstances identiques (voir «Vague d'ovnis sur la Belgique», vol. 1) et ce, même à main levée! Je ne prétends évidement pas que c'est la meilleure manière de réussir une photo. Le témoin, lui, à pris la précaution de caler son objectif contre l'arête d'un mur pour éviter, autant que faire se peut, de bouger. Dommage qu'il me fût impossible d'en parler...
2. La photo truquée
Wim Van Utrecht (Source : Article de Wim Van Utrecht sur le site de la SOBEPS) affirme que les témoins ont pris une configuration classique de feux d'avions pour un OVNI et que le photographe, ou quelqu'un de son entourage a réalisé peu après un trucage photo pour concocter une spectaculaire observation d'OVNI. A l'appui de sa thèse M. Utrecht ne peut apporter qu'un petit bricolage en carton, réalisé en octobre 1992, censé reproduire le trucage utilisé (un triangle de papier noir a été collé sur un morceau de carton bleu, pourvu de petites perforations et placé devant quelques lampes).
De même, l'astrophysicien Pierre Magain (encore lui), et un de ses collègues (M. Rémy), réalisa en janvier 1994 avec un matériel identique et quelques bouts de carton un cliché qu'il présenta triomphalement lors de l'émission de la RTBF du 4 mars 2002. Voici le "faux" en question, tiré de cette page du site de M. Leurquin, déjà citée plus haut :

Hélas pour les "sceptiques", ce genre de faux grossier a été réfuté par le professeur Marc Acheroy (Ecole Royale Militaire de Bruxelles) en 2003 (Source : VSD Hors série N°6 Novembre 2003, page 39) :
L'analyse des trois composantes de couleur (rouge, vert, bleu) montre que la dimension des feux lumineux est la même dans les trois composantes pour le photomontage, mais va par contre en croissant fortement en fonction de la longueur d'onde dans la photographie de petit-Rechain. Ceci peut s'expliquer facilement par le procédé utilisé pour obtenir le cliché de Van Utrecht (masque perforé de trous placé entre l'appareil photo et la source lumineuse).
Dans le photomontage, le mouvement des lumières est le même que celui de la surface triangulaire. Dans la diapositive de Petit-Rechain, il est différent.
Dans le cliché, au sein d'une même lumière, les "cordons de lumière" ont tous la même direction, ce n'est pas le cas dans la diapositive de Petit-Rechain.
Conclusion : ce n'est pas en utilisant la méthode du faux de W. van Utrecht que la diapositive originale a été formée. On rappellera cependant les commentaires suivants :
- Il a été impossible de mettre en évidence que la diapositive originale puisse être un faux.
- Même si on parvenait à réaliser un document en tout point semblable à la diapositive de Petit-Rechain, cela ne signifierait pas pour autant qu'elle est un faux.
- L'hypothèse selon laquelle la diapositive de Petit-Rechain serait un faux ne peut être rejetée jusqu'à présent, et ne le sera sans doute jamais, il s'agit donc de rester très vigilant.
- Si la diapositive de Petit-Rechain est un document authentique, rien ne prouve qu'il s'agisse d'extraterrestres.
Bref, les faux "simplistes" de MM. Utrecht et Magain ne tiennent pas la route. Ce que M. Utrecht reconnait d'ailleurs lui même dans son article cité ci-dessus (Article de Wim Van Utrecht sur le site de la SOBEPS).
S’il est un évènement qui résiste à toutes les explications logiques de part le monde, c’est bien le dossier Belge de 1989-1990.

Tout à commencé le 29 novembre 1989, date à laquelle 125 personnes, dont des gendarmes, furent les témoins d'une vague exceptionnelle de mystérieux objets volants. Les objets en question n'étaient pas que des ovnis triangulaires. En effet, vers 15 heures un commerçant en gros aperçoit un objet ovoide de 20 mètres de long sur 10 de large. Il évoluait à environ 30 km/h et à 150 mètres du sol. A 16 heures, M.F. voit passer au-dessus de lui un immense cigare volant et, 40 minutes plus tard, un écolier de Charneux verra un étrange objet volant ayant la forme d'un triangle équilatéral.
Selon les gendarmes d'Eupen, qui eurent le privilège d'une observation rapprochée, l'objet était silencieux et immobile, devait approcher les 35 mètres de long et avait une forme triangulaire. Sous lui, se trouvaient trois énormes phares, ainsi qu'un petit gyrophare rouge.
Son déplacement était si lent qu'il intrigua les gendarmes qui avertirent immédiatement la Caserne d'Eupen. Après vérification, les gendarmes eurent la confirmation de l'absence de manoeuvres militaires dans cette zone. Aucun AWACS n'était en vol. Alors que l'énorme masse sombre commençait à se mouvoir, la camionnette des gendarmes tenta de se mettre sur la trajectoire, mais l'ovni fit immédiatement demi-tour. Par chance, les gendarmes pourront, un peu plus tard, observer l'ovni juste au-dessus du lac de Gileppe. D'après leur témoignage, l'objet aurait émis, de manière répétée, deux minces faisceaux rougeâtres dans des directions opposées. Au moment ou les faisceaux disparaissaient, une boule rouge se concentra aux extémités. Ces deux boules étaient alors revenues vers l'objet, puis se sont mises à tourner autour de lui. L'étrange phénomène se poursuivit jusqu'à 19 heures, après quoi il finit par disparaître. Des observations toutes aussi convaincantes émergent de tous les coins de la Belgique et les 125 témoignages seront précieusement recueillis par la SOBEPS (Société Belge d'Etude des Phénomènes Spatiaux). De 1000 et 1200 rapports d’enquête furent réalisés entre 89 et 91 par ces bénévoles structurés et sérieux, à l’image de leur fondateur Mr Clairbeau
C’est le seul cas au monde avec une telle masse de témoignages et d’informations regroupées (+ de 5000 témoins référencés dans les dossiers).
A partir de 1990 une véritable traque aux ovnis va se mettre en place. Elle durera deux ans. Si cette vague a été considérée comme exceptionnelle, ce n'est pas seulement à cause de l'intensité des observations, mais surtout parce que, pour la première fois, un pays tout entier s'était mobilisé pour intercepter des ovnis. Cela allait du simple curieux jusqu'aux Forces Aériennes dirigées par le Colonel Brouwer. Au début de l'affaire, et malgré des milliers de témoignages, l'armée belge avait nié tout en bloc à travers son ministre de la Défense, Guy Coeme. Cette attitude changea de tout au tout lorsque Marcel Alfarano, un bruxellois, parvint à filmer l'objet mystérieux ; le même exactement que celui qui avait été observé par les gendarmes de la brigade d'Eupen.
Bien entendu, l'Armée hésitait sur l'identification de l'objet volant. Elle avait en tête le nouvel avion américain, le F-117 A, également appelé Stealth Fighter, engin de type furtif.

Cependant un grand nombre de détails ne coincidaient pas entre les deux engins, comme, par exemple, l'emplacement des phares d'approche et surtout l'impossibilité pour le " Stealth Fighter " de faire du vol stationnaire ou d'évoluer lentement. De plus, l'Armée américaine nia (mais ça ce n'est pas une preuve !) la présence d'un avion de ce type sur le territoire belge, d'autant que s'il s'était s'agit d'avions furtifs, ils n'auraient certainement pas été repérés par des centaines de témoins, filmés et même photographiés.
Un évènement va être déterminant dans la reconnaissance du phénomène. Dans la nuit du 30 au 31 mars 1990 le gendarme Renkin observe un ovni, et prévient aussitôt le capitaine Pinson. Celui-ci appelle le radar de Glons qui confirme, qu'un écho de l'objet a bien été relevé. Deux décollages de F-16 pour une alerte semblable avaient déjà eu lieu, mais cette fois, ce sont deux F-16 qui prennent l'ovni en chasse. Durant 47 minutes, les deux avions vont effectuer neuf tentatives d'interception, guidés par le radar de Glons. La vitesse de l'ovni n'est que de 280 km/h alors que les chasseurs volent à 900 km/h. Au moment précis ou ils vont l'intercepter, celui-ci passe, instantanément, de 280 km/h à 1830 km/h, sans aucun problème apparent. Selon le Colonnel De Brouwer, maintenant Général commandant la Force Aérienne Belge, il est absolument certain qu'il ne peut s'agir d'une puissance étrangère terrestre !
Comme il fallait s'y attendre la France reste silencieuse. Elle observe et commente ce qui se passe chez nos voisins, mais, officiellement, ne bouge pas. C'est bien dommage, car les triangles volants pénètrent en France le 5 novembre de cette même année. Les objets ont aussi la forme d'un triangle, surmonté de trois gros phares, et volent lentement et à basse altitude. Le rationnalisme français a bien du mal à supporter l'évènement et, deux jours plus tard, le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) de Toulouse annonce que tout le monde a été abusé par la désintégration d'un troisième étage d'une fusée russe. Seulement, Boris Chourinov, vice président de l'union Ufologique Russe (organisme reconnu par l'état), ayant posé la question à ses collègues du complexe Energie, se voit répondre qu'aucun troisième étage de fusée n'est tombé à cette date !
La Belgique s'était à peine remise de sa frayeur qu'a la mi-décembre 2001 d'immenses aéronefs, de la taille d'un immeuble, sont observés à Bruxelles, Gand, Anvers et Tournai !
Technologies avancées, prototypes secrets, systèmes de propulsion révolutionnaire ?
On ne peut raisonnablement exclure que certaines observations soient imputables à des prototypes d'aéronefs secrets en exercice au-dessus des zones civiles. L'épisode de l'avion espion U-2 en est une illustration.
Si certaines observations peuvent s'expliquer par des prototypes, de nombreux cas à haute crédibilité et étrangeté échappent à cette tentative d'explication. Imaginons un instant que le gouvernement américain soit en possession d'engins aux performances révolutionnaires dont l'existance doit rester secrète. Dans cette éventualité, comment expliquer les apparitions confinant à l'exhibitionnisme, comme ce fut le cas au cours de la vague belge de 1989-91 ? Volant à très basse altitude à faible allure, d'immenses OVNIs triangulaires, munis d'énormes phares, longeaient les autoroutes et escortaient les automobilistes. Si les gouvernements s'approprient des portions du ciel pour tester leurs prototypes, ce n'est en tout cas pas pour se livrer à des courses-poursuites avec quelques automobilistes, tout en violant l'espace aérien d'un pays allié ! Et c'est sans compter les risques d'accidents et de crises diplomatiques.
Pour expliquer ces apparitions, les médias avaient désignés le F-117A. Explication qui ne tient compte ni des usages militaires, ni du comportement ostentatoire de l'OVNI, encore moins de ses performances hallucinantes (sur un enregistrement radar, l'OVNI passa de 277 km/h à 1 666 km/h, alors que l'altitude passait de 2 970 mètres à 1 550 mètres en ... 2 secondes ! Cette accélération correspond à 40 G, poussée mortelle pour un être humain).
A noter que l'utilisation du F-117A pour les raids libyens de 1986 fut refusée en partie parce que " les utiliser lors d'un raid aurait compliqué le camouflage de leurs existence ". Il est insensé de renoncer à employer de telles armes en temps de guerre pour finalement les faire évoluer au-dessus d'agglomérations densément peuplées !
L'hyperblimp : Faute de trouver le coupable ?
Toutes les hypothèses ont été étudiées afin de désigner le coupable de la vague belge, jusqu'à l'hyperblimp !
Le 24 octobre 2007, la RTBF (radio belge de langue française à destination de l'étranger) diffusait deux reportages dans le cadre de l’émission « Questions à la une » : Les crop-circles sont-ils des signes extra-terrestres ? et Ovnis : vague belge ou blague belge ?
18 ans après les premiers témoignages de la vague d’ovnis en belgique, en 1989, le reportage de la RTBF rouvre le dossier en tentant d’apporter de « nouvelles » hypothèses pour expliquer l’origine de ces fameuses plateformes triangulaires, apparemment dotées d’un phare blanc à chaque angle et d’une lumière rouge pulsante au milieu, qui auraient sillonné les cieux de la Belgique (principalement) jusqu’en 1991.
Pour les besoins de ce reportage, on interroge des ufologues de la SOBEPS (groupe dissous le 31 décembre 2007 mais remplacé en partie par le COBEPS) qui, à l’époque, ont enquêté sur le terrain (Michel Bougard, Patrick Ferryn, Lucien Clerebaut) ainsi que des témoins qui décrivent leurs observations. On présente également quelques reconstitutions faites par ordinateur.
Viennent ensuite les explications proposées : la Belgique aurait peut-être été survolée par des F-117 américains. Mais si ces appareils, comme les ovnis décrits par les témoins, sont approximativement triangulaires, un spécialiste des avions furtifs précise qu’ils ne peuvent pas expliquer la position stationnaire ou à basse vitesse des témoignages, puisqu’ils leur vélocité minimale serait d’environ 300 km/h. En outre, l’hypothèse des F-117 ne colle pas très bien avec le vol silencieux décrit par les témoins, ce qui rend également boiteuses les explications faisant appel aux gros hélicoptères ou aux AWACS.
On montre ensuite un « personnage étrange qui dit être le créateur des ovnis belges », un inventeur de dirigeables qu’on ne nomme pas et qui refuse de se faire interviewer.
Le reportage présente alors Daniel Geery, un Américain qui a inventé l’hyperblimp, un petit dirigeable téléguidé en forme de cylindre très élancé, qui est capable de manoeuvres abruptes et d’une vitesse relativement élevée.
Pourrait-on simuler un ovni triangulaire avec un pareil engin ? À la demande de l’enquêteur, Daniel Geery dispose sur son hyperblimp trois petites lumières en formation triangulaire (et une rouge au centre) et fait voler le dirigeable. On invite ensuite l’ex-gendarme Dieter Plummans, un important témoin des ovnis de la vague belge, à raconter son observation de l’époque. Puis, on lui montre (sans l’avertir au préalable) l’hyperblimp déguisé en « ovni triangulaire ». M. Plummans éclate de rire et explique que ça ne correspond pas du tout à ce qu’il a vu ; son ovni était beaucoup plus gros et les phares infiniment plus lumineux.
Michel Bougard souligne ensuite que, lors de soirées exceptionnelles, les triangles ont été vus par des témoins distants de plus de 100 km, avec seulement une demi-heure d’écart entre les observations. Difficile à expliquer avec des dirigeables, si les témoins ont vu même aéronef. Enfin, l’humble conclusion du reporter :
« Il faut se rendre à l’évidence, nous ne sommes pas parvenus à trouver une explication convaincante, mais nous sommes persuadés que les témoins ont bien vu un objet surprenant qui a semé le trouble dans le ciel de Belgique pendant 18 mois. Alors, nous demandons au responsable de cette vague d’ovnis belge, s’il nous regarde ce soir, de nous donner enfin la solution de cette énigme, où qu’il soit ».

